Musée National de l’Automobile : une collection légendaire à Mulhouse !

Aujourd’hui, je vous emmène au musée national de l’automobile à Mulhouse, un lieu où l’histoire de la voiture prend une ampleur un peu folle. Entre la Collection Schlumpf, la Bugatti Royale et l’expo Formule 1 2026, vous allez voir qu’il y a de quoi en prendre plein les yeux, même sans être un as du volant.

Musée national de l’automobile : qu’est-ce que c’est ?

Une collection automobile hors norme

Le musée national de l’automobile est, tout simplement, l’un des grands monstres sacrés du patrimoine automobile européen. Installé dans une ancienne filature de laine — c’est-à-dire une usine où l’on transformait la laine brute en fil — il occupe près de 25 000 m².

Autant vous dire qu’on ne parle pas d’une petite salle avec trois voitures alignées et un pauvre panneau qui grince.

Ce qui frappe, c’est l’ampleur de l’ensemble : on est face à une collection pensée comme un vrai parcours historique, avec des véhicules de toutes les époques, des ancêtres à vapeur aux modèles de course les plus spectaculaires.

Le musée est souvent présenté comme le plus grand musée automobile du monde, et, pour une fois, ce n’est pas une formule marketing lancée au hasard.

La Collection Schlumpf

Le cœur du lieu, c’est la Collection Schlumpf. Elle a été constituée par les frères Hans et Fritz Schlumpf, industriels suisses installés en Alsace. À partir de 1961, ils achètent des voitures anciennes en secret, avec une obsession presque fascinante pour les marques d’exception.

Leur idée était de créer une collection incomparable, et ils y sont franchement parvenus.

On parle ici d’un noyau historique d’environ 560 automobiles représentant 98 marques, datant de 1878 à 1918. Pour vous aider à visualiser : ce n’est pas seulement une accumulation de belles carrosseries, c’est un panorama complet des débuts de l’automobile, quand tout était encore à inventer, du moteur à l’aérodynamisme.

Plus de 500 véhicules à découvrir

Selon les inventaires et les façons de compter, la visite permet de découvrir plus de 500 véhicules au total, dont environ 400 exposés simultanément. Le musée ne s’arrête pas aux modèles les plus célèbres : il montre aussi des prototypes, des véhicules historiques uniques et des pièces qui racontent une époque.

C’est cette densité qui fait toute la différence.

Pour résumer simplement, vous ne venez pas seulement voir “de belles voitures”. Vous venez voir un morceau entier de l’histoire technique et culturelle du XXe siècle, raconté par des carrosseries, des moteurs et des marques qui ont façonné l’imaginaire automobile.

  • 560 automobiles au cœur de la Collection Schlumpf
  • Plus de 500 véhicules visibles dans l’ensemble du musée
  • Des ancêtres à vapeur, des prototypes et des modèles de prestige
Classic automobiles displayed in the atrium of the National Automobile Museum in Mulhouse

L’histoire des frères Schlumpf

Des industriels suisses en Alsace

Les frères Schlumpf ont acheté l’ancienne filature en 1957. Là encore, le détail est important : une filature de laine n’est pas un décor de carte postale, c’est un site industriel massif, idéal pour stocker des machines et, plus tard, des voitures en quantité impressionnante.

Ils ont donc trouvé en Alsace un écrin à la hauteur de leur ambition.

Ce choix n’est pas anodin. L’Alsace a une vraie tradition industrielle, avec des villes comme Mulhouse qui ont longtemps vécu au rythme des usines, des ateliers et du textile. Quand on connaît un peu l’identité régionale, on comprend mieux pourquoi ce musée a trouvé sa place ici et pas ailleurs.

Une collection achetée en secret

À partir de 1961, les achats se font discrètement. Le but est de réunir les plus beaux modèles sans attirer l’attention, ce qui donne à l’affaire un petit air de roman industriel. Les voitures arrivent, s’entassent, se classent, et la collection prend une ampleur que peu de gens soupçonnent alors.

Cette discrétion a aussi une conséquence très concrète : la collection est constituée à une vitesse folle, avec une logique de quasi-accumulation patrimoniale. Le résultat, c’est un ensemble d’une cohérence rare, qui raconte à la fois la passion des frères Schlumpf et une certaine idée de l’excellence mécanique européenne.

L’ouverture au public en 1982

Le musée ouvre finalement au public le 10 juillet 1982, après la crise de l’entreprise Schlumpf et toute l’“affaire Schlumpf”. Une rénovation importante suivra en 2000, puis le site changera plusieurs fois de nom avant d’adopter son appellation actuelle en 2022.

Aujourd’hui, il porte donc officiellement le nom de Musée National de l’Automobile – Collection Schlumpf.

Ce qui me plaît dans cette histoire, c’est qu’elle ne raconte pas seulement un caprice de collectionneur. Elle raconte aussi un morceau d’histoire sociale et industrielle alsacienne, avec ses grandeurs, ses tensions et son héritage.

Et mine de rien, cela donne au lieu une profondeur qu’on ne trouve pas dans un simple musée “vitrine”.

Si vous aimez voir les lieux avant de les parcourir, cette visite guidée montre très bien la richesse du parcours et la logique de la collection.

Pourquoi le musée national de l’automobile est unique

La plus riche collection de Bugatti

Le musée abrite plus de 120 Bugatti, ce qui en fait la plus riche collection de la marque au monde. Et ce n’est pas un détail pour les passionnés : Bugatti, c’est l’élégance française, l’ingénierie de pointe et le mythe automobile réunis dans la même carrosserie.

Quand on voit cet ensemble, on comprend vite pourquoi les amateurs font le déplacement de loin.

Le graal de cette partie de la collection, ce sont les 2 Bugatti Royale conservées ici, sur les 6 exemplaires produits. La Royale Type 41 est l’une des voitures les plus légendaires jamais construites : immense, luxueuse, presque démesurée.

En somme, une voiture qui n’a pas peur d’arriver en retard, mais avec une prestance de ministre.

Des véhicules classés monuments historiques

Le musée compte 430 véhicules classés monuments historiques. En France, ce statut signifie qu’un objet ou un véhicule bénéficie d’une protection au titre du patrimoine, parce qu’il présente un intérêt historique, artistique ou technique majeur.

Ici, ce n’est donc pas du décor : ce sont de véritables témoins protégés de l’histoire industrielle.

Ce classement est particulièrement impressionnant pour les automobiles antérieures à 1910. Il montre à quel point la collection va bien au-delà du simple plaisir visuel : elle sert aussi de référence pour les chercheurs, les historiens et les restaurateurs qui travaillent sur l’évolution des techniques mécaniques.

Un panorama de l’histoire automobile

Le parcours est organisé en trois grands espaces. D’abord l’entrée et l’atrium, qui jouent le rôle de grande mise en scène. Ensuite, “l’aventure automobile”, avec 243 modèles iconiques alignés pour raconter les grandes étapes de l’automobile.

Enfin, “les stars”, où les Bugatti occupent évidemment une place de choix. L’atrium, au passage, c’est le grand hall central : impossible de le rater.

J’aime beaucoup cette construction parce qu’elle permet de comprendre l’évolution technique sans se perdre. On avance presque comme dans une ligne du temps, avec des voitures qui changent de forme, de taille, de vitesse et d’ambition.

C’est pédagogique, spectaculaire et, surtout, très lisible pour le visiteur.

Interior panorama of a large automobile museum with iconic historic cars in Mulhouse

Les modèles à ne pas manquer

La Jamais Contente

La Jamais Contente, construite en 1899, est une pièce absolument mythique. C’est le premier véhicule terrestre à avoir dépassé les 100 km/h. Oui, cent kilomètres/heure. Aujourd’hui, ça fait sourire sur autoroute, mais à l’époque, c’était une révolution.

On parle d’un engin électrique en forme de torpille, qui prouve que la mobilité propre ne date pas d’hier.

Je vous conseille de prendre le temps de la regarder de près, parce qu’elle raconte à elle seule l’audace des débuts de l’automobile. C’est un peu la preuve roulante que les ingénieurs n’ont jamais manqué d’imagination.

La Bugatti Royale

La Bugatti Royale Type 41 est sans doute l’un des joyaux du musée national de l’automobile. Avec seulement 6 exemplaires construits dans le monde, elle incarne le luxe poussé à l’extrême. Son gabarit, sa ligne et son histoire en font une voiture presque irréelle, comme sortie d’un opéra mécanique.

Et si vous aimez les voitures qui imposent le respect au premier regard, vous allez être servi. La Royale n’est pas seulement rare : elle est aussi un symbole de ce que l’automobile pouvait produire de plus ambitieux lorsque le prestige primait sur le compromis.

La Bugatti Veyron

À l’autre bout du spectre chronologique, la Bugatti Veyron rappelle que la collection ne vit pas dans la nostalgie pure. Elle montre aussi que la performance moderne a sa place ici. La Veyron est célèbre pour ses chiffres de vitesse et pour sa technologie hors norme, qui ont marqué le début du XXIe siècle automobile.

Ce contraste entre la Royale et la Veyron est l’une des forces du lieu : en une poignée de mètres, vous passez du luxe aristocratique à la supercar moderne. C’est un résumé très parlant de l’évolution de la marque Bugatti, et plus largement de l’idée de performance.

Et si vous voulez comprendre pourquoi certains collectionneurs parlent d’une voiture presque mythique, cette vidéo sur la “plus belle voiture du monde” vaut le détour.

Les Rolls-Royce

Le musée présente aussi 14 Rolls-Royce, ce qui donne une belle profondeur à la partie consacrée au grand luxe automobile. Rolls-Royce, c’est la sobriété aristocratique, la qualité de fabrication et une idée très britannique du raffinement.

Là encore, la variété de la collection est remarquable : on ne reste pas enfermé dans une seule école de style.

Pour moi, c’est un bon rappel qu’un musée de voitures n’est pas qu’un musée de vitesse. C’est aussi un musée du goût, du confort, des usages sociaux et du prestige. Et ça, les Rolls-Royce l’illustrent parfaitement.

La dernière 2CV

Enfin, je ne peux pas oublier la dernière Citroën 2CV produite en 1990. Elle a un charme énorme parce qu’elle représente l’inverse total de la Bugatti Royale : petite, populaire, pratique, devenue icône nationale.

En la voyant, on mesure à quel point l’automobile a pu parler à toutes les classes sociales.

C’est souvent ce contraste qui plaît aux visiteurs : d’un côté les machines de prestige, de l’autre les voitures du quotidien. Le musée national de l’automobile réussit à montrer les deux sans hiérarchie artificielle, et c’est pour cela que la visite touche autant de publics différents.

  • La Jamais Contente pour les débuts de la vitesse
  • La Bugatti Royale pour le rêve absolu
  • La Veyron pour la modernité et la performance
  • Les Rolls-Royce pour le luxe
  • La dernière 2CV pour le patrimoine populaire

Musée national de l’automobile : l’exposition Formule 1 2026

Les dates à retenir

D’après le programme annoncé, l’exposition Formule 1 2026 se tient du 11 avril au 1er novembre 2026. Si vous lisez cet article pendant cette période, vous avez donc une excellente raison d’anticiper votre visite.

Et franchement, entre les moteurs qui ont hurlé sur les circuits et les carrosseries immaculées du musée, le mariage a de l’allure.

Je vous conseille quand même de vérifier les dernières infos sur le site officiel avant de partir, parce que les expositions temporaires peuvent parfois évoluer. Mais sur le principe, c’est clairement le genre d’événement qui donne envie de ressortir son vieux rêve de pilote — ou au moins sa casquette.

Des monoplaces légendaires

Une monoplace, pour le dire simplement, c’est une voiture de course à un seul siège. L’exposition réunit environ 50 monoplaces emblématiques, ce qui permet de suivre l’évolution de la Formule 1 à travers ses grandes périodes.

On y voit comment les performances, la sécurité et l’aérodynamique ont transformé ces machines de course.

Ce genre d’exposition est passionnant parce qu’elle ne montre pas seulement des bolides. Elle montre aussi l’histoire d’une discipline où chaque détail compte : l’aileron, le poids, le moteur, les pneumatiques, la position du pilote.

Bref, de la mécanique de précision, pas de la déco de salon.

Objets et souvenirs de champions

Le musée annonce aussi des objets et souvenirs liés à des champions comme Lewis Hamilton, Michael Schumacher et Max Verstappen. En plus des voitures, ce sont donc des traces concrètes de la compétition : équipements, éléments de présentation, objets de collection et pièces qui replacent les monoplaces dans leur contexte humain.

J’aime bien ce type d’approche, parce qu’elle évite l’effet “voiture sous cloche” un peu froid. Ici, on comprend que la F1 est aussi une histoire de pilotes, d’équipes, de rivalités et d’exploits.

Et ça, pour un passionné comme pour un curieux, ça change tout.

Préparer sa visite à Mulhouse

Adresse et accès

Le musée national de l’automobile se trouve au 17 rue de la Mertzau, 68100 Mulhouse. L’accès est simple, que vous veniez en voiture ou en transport. Si vous arrivez en tram, la ligne 1 dessert l’arrêt Cité de l’Auto.

Depuis la gare, vous pouvez donc rejoindre le site sans complication majeure.

Pour mes lecteurs qui aiment préparer les choses correctement — et je vous rassure, moi aussi j’aime éviter de tourner dix minutes en rond — j’ai aussi rassemblé quelques repères utiles sur ma fiche dédiée au musée national de l’automobile.

Horaires d’ouverture

En période d’ouverture indiquée par le musée, l’établissement est accessible tous les jours de 10h à 18h, du 5 avril au 2 novembre, avec une fermeture annuelle le 25 décembre. Autrement dit, vous avez une belle plage horaire pour organiser votre venue sans vous lever à l’aube comme pour une randonnée de grand méchant matin.

Mon conseil est simple : venez tôt si vous voulez profiter du calme et mieux observer les véhicules, surtout les week-ends ou pendant les vacances scolaires. Le site attire du monde, et ce n’est pas étonnant au vu de sa réputation.

Tarifs et billets

Les tarifs annoncés sont de 18 € en plein tarif, 14 € en tarif réduit et 12 € pour les jeunes de 4 à 17 ans. La réservation en ligne est à prévoir selon les informations publiées par le musée, ce qui me semble franchement raisonnable pour éviter les mauvaises surprises à l’entrée.

Si vous venez en famille ou si vous organisez une sortie de groupe, mieux vaut donc anticiper. Ça vous évitera le classique “ah mince, on croyait pouvoir entrer comme ça” qui finit toujours par une petite grimace collective.

Parking et durée de visite

Le site dispose d’un parking sur place, et l’accès depuis l’A36 est direct. En pratique, il faut compter environ 2 heures pour une visite classique, et plutôt 3 heures si vous prenez le temps de lire les panneaux, de regarder les détails et de flâner un peu devant vos modèles préférés.

Le musée est aussi 100 % accessible, avec des fauteuils roulants disponibles à l’entrée. C’est un vrai plus, parce qu’une grande sortie culturelle doit rester ouverte au plus grand nombre. Voici un petit récapitulatif utile :

InfoDétailÀ retenir
Adresse17 rue de la Mertzau, 68100 MulhouseQuartier facile d’accès
Horaires10h à 18h du 5 avril au 2 novembreVérifiez les périodes hors saison
Tarifs18 €, 14 €, 12 €Réservation en ligne recommandée
DuréeEnviron 2 à 3 heuresPrévoyez large si vous aimez tout lire
AccèsParking sur place, A36, tram ligne 1Très pratique en voiture comme en transport
Practical visitor information for the National Automobile Museum in Mulhouse

Conseils pour profiter de la visite

Combien de temps prévoir

Si vous aimez aller vite, deux heures suffisent pour parcourir l’essentiel. Mais si vous faites partie de ceux qui lisent chaque cartel, regardent chaque détail de carrosserie et se demandent comment un moteur a bien pu tenir dans un si petit capot, prévoyez plutôt trois heures.

Le musée national de l’automobile mérite qu’on lui laisse du temps.

Personnellement, je trouve qu’une visite trop pressée lui ferait perdre une partie de son intérêt. Ici, le plaisir est autant dans la quantité que dans la lecture de l’histoire technique.

Quel moment choisir

Le meilleur moment, selon moi, reste le matin en semaine ou en début d’après-midi hors vacances. Vous aurez plus d’espace pour circuler, et vous pourrez mieux profiter des grandes salles. Si le ciel est gris — ce qui arrive en Alsace, même aux jours où la tarte flambée semble plus brillante que l’horizon — c’est aussi une excellente idée de visite.

  • Le matin pour éviter l’affluence
  • En semaine pour une circulation plus fluide
  • Par temps de pluie pour une sortie couverte bien remplie

Visite en famille ou entre passionnés

Le musée fonctionne très bien pour les familles, car il propose des animations, des vidéos, des simulateurs et des espaces qui parlent aussi aux enfants. Pour les passionnés, la richesse des modèles suffit à occuper largement la journée.

Pour les plus jeunes, l’effet “waouh” est immédiat ; pour les adultes, c’est souvent un mélange de nostalgie, d’admiration et de curiosité.

Et si vous avez un proche qui pense encore que “les voitures, c’est pareil partout”, je vous conseille de l’emmener ici. Il y a de bonnes chances qu’il reparte avec un avis légèrement révisé.

Que voir autour du musée à Mulhouse ?

Découvrir le centre-ville

Après la visite, je vous recommande de filer vers le centre-ville de Mulhouse. La ville a un vrai tempérament : architecture, places, commerces, ambiance urbaine et identité industrielle assumée. C’est une bonne façon de prolonger la sortie sans faire des kilomètres inutiles.

Si vous voulez replacer cette balade dans le contexte local, je vous conseille aussi mon dossier sur Mulhouse Alsace Agglomération. Ça aide à comprendre le territoire autour du musée et l’organisation de la ville.

Poursuivre avec un séjour en Alsace

Le musée national de l’automobile peut très bien devenir le point de départ d’un vrai week-end alsacien. Entre Mulhouse, la route des vins, Colmar ou même un détour vers Strasbourg, vous avez de quoi composer un séjour solide.

L’Alsace a ce talent particulier de mêler patrimoine, gastronomie et art de vivre sans jamais forcer le trait.

Si vous êtes du genre à aimer les sorties qui ont du fond, jetez un œil à mes autres idées de sorties culturelles en Alsace. Vous devriez y trouver de quoi continuer l’aventure sans quitter l’esprit du blog.

Faciliter l’itinéraire depuis l’A36

Depuis l’A36, l’accès au musée est vraiment simple. Cette autoroute relie notamment l’axe Mulhouse-Strasbourg et l’axe Mulhouse-Bâle, ce qui en fait un point d’entrée pratique pour les visiteurs venant de toute la région.

En voiture, c’est donc une visite très facile à intégrer dans une journée déjà chargée.

Ce côté pratique n’est pas un détail. Une sortie culturelle qui se trouve à portée directe d’autoroute, avec parking sur place, a beaucoup plus de chances de devenir un réflexe pour un week-end improvisé.

Pourquoi c’est une visite incontournable en Alsace

Un pilier du patrimoine industriel

Le musée est bien plus qu’un alignement de belles carrosseries : c’est un pilier du patrimoine industriel alsacien. L’ancienne filature, l’histoire des frères Schlumpf et la puissance de la collection racontent une région marquée par le travail, l’industrie et la capacité à transformer un passé productif en héritage culturel.

Cette dimension compte énormément, parce qu’elle donne du sens à la visite. On ne regarde pas seulement des objets exceptionnels ; on comprend aussi comment une ville comme Mulhouse a pu devenir un lieu majeur de mémoire technique.

En 2019, le musée a d’ailleurs accueilli 206 081 visiteurs, ce qui montre bien son rayonnement.

Une sortie pour tous les publics

J’aime beaucoup le fait que le musée parle à tout le monde. Les enfants s’émerveillent, les adultes retrouvent des repères, les passionnés passent en mode expert, et les curieux se laissent embarquer par l’histoire.

Avec son parcours lisible et ses véhicules de toutes les époques, le site évite l’écueil du musée trop spécialisé qui s’adresse seulement aux initiés.

Et ça, c’est précieux. En Alsace, on a la chance d’avoir des lieux patrimoniaux exigeants sans être fermés. Le musée national de l’automobile fait exactement partie de ces endroits où l’on peut venir sans rien connaître, puis ressortir avec l’envie d’y revenir.

Un incontournable d’un week-end à Mulhouse

Si vous préparez un week-end à Mulhouse, je trouve que ce musée doit figurer dans les toutes premières idées de sortie. Il combine histoire, beauté des objets, accessibilité et vraie identité locale.

Ce n’est pas un divertissement de passage : c’est une visite qui laisse une trace, surtout si vous aimez les lieux où le patrimoine est vivant.

En clair, je vous recommande vraiment de bloquer un créneau. Puis de finir la journée avec une bonne spécialité alsacienne, une bière bien fraîche ou un morceau de fromage qui a du caractère. Après tout, on est en Alsace : autant prendre la visite comme elle vient, avec sérieux, plaisir et un petit sourire en coin.

Pour aller plus loin : Lectures recommandées

  1. Le Musée National de l’Automobile, Collection Schlumpf Mulhouse Ce livre officiel de 317 pages offre des illustrations d’époque et des photos actuelles pour approfondir l’histoire de la collection Schlumpf[3].
  2. Musee national de l’automobile collection schlumpf mulhouse Par Pat Garnier, ce livre sur les voitures de collection présente des superbes illustrations et bénéficie d’une mise en page soignée pour les passionnés[4].
  3. En voiture avec Tintin au Musée National de l’Automobile Mulhouse Ce livre d’albums de 208 pages propose une aventure ludique avec Tintin au milieu des voitures légendaires de Mulhouse[5].
  4. LES TRÉSORS DU MUSÉE NATIONAL DE L’AUTOMOBILE Appréciant Pat Garnier, ce guide des trésors du musée permet de découvrir les véhicules de rêve de la plus belle collection du monde[8].

Bastien Ehrhart
À PROPOS DE L'AUTEUR

Bastien Ehrhart

Bastien Ehrhart — Curieux infatigable et enfant du pays, Bastien arpente l'Alsace à l'affût d'anecdotes historiques oubliées, de recettes secrètes de grand-mères et de sentiers secrets dans les Vosges. Son flair unique déniche les pépites cachées du territoire pour les partager avec passion.